[LA CRAVATE, attribut vestimentaire incontournable de la mode masculine, tire son origine de la bande d'étoffe finement ouvragée portée autrefois par les cavaliers croates qui servirent dans le régiment du « Royal-Cravate » au temps de Louis XIII et Louis XIV. Adoptée par la Cour de Versailles pour son élégance autant que pour son originalité, elle conquit bientôt les Parisiens du Grand Siècle et eut tôt fait de s'imposer dans le monde occidental, d'abord outre-Manche, puis outre-Atlantique. Accessoire indispensable, la cravate, nous dit Balzac, "est encore une partie essentielle et obligée du vêtement qui, dans ses formes variées, apprend à connaître celui qui la porte".
Aujourd'hui, le Petit Robert propose d'ailleurs la définition suivante : Cravate, 1651, « bande de linge que les cavaliers croates portaient autour du cou »; forme francisée de Croate. En effet, c'est le mot Hrvat, forme croate de Croate, qui a donné krvat, puis cravate. On le retrouve également dans les autres langues : cravat/tie (ang.), krawatte (all.), corbata (esp.), cravatta (it.), gravata (port.), kravat (hong.), krawat (pol.), krawatt (suéd.) ou... kravata (croa.).
"Et comment pouvais-je lutter, moi, faible, grêle, mis simplement, pâle et hâve comme un artiste en convalescence d'un ouvrage, avec des jeunes gens bien frisés, jolis, pimpants, cravatés à désespérer toute la Croatie, riches, armés de tilburys et vêtus d'impertinence?"
La Peau de chagrin, Honoré de Balzac.
"Une cravate bien nouée est le premier pas sérieux dans la vie"
Oscar Wilde
"Le noeud est à la cravate ce que le cerveau est à l'homme"
La Rochefoucauld